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Risque d’insolvabilité à cause de la remontée des taux

 17 mai 2022
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La solvabilité des ménages pourrait être durement affectée si la remontée des taux entamée depuis le début de l’année se poursuivait dans les mois à venir. Notre agence immobilière de Thury-Harcourt fait le point sur ce problème.

La montée des taux risque de peser sur la demande

Si la remontée des taux d'intérêt des crédits immobiliers se confirme dans les mois à venir, la capacité d'emprunt des ménages va inévitablement se réduire. Nous pensons alors que la solvabilité des acquéreurs dans les mois à venir risque de se réduire, ce qui signifie que la demande va baisser. 

La montée des taux d'intérêt et les restrictions imposées aux banques commerciales par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) l’année dernière pèsent sur la solvabilité du marché. En effet, il a notamment été interdit d'augmenter la durée d'endettement des ménages. Cela va poser un problème pour ceux qui étaient à leur limite.

De plus, les positions en matière de crédit immobilier du HCSF sont devenues contraignantes depuis le 1er janvier. Les banques sont donc obligées de s’y plier, ce qui n’était pas le cas auparavant. 

Ce problème de solvabilité risque d’impacter tout particulièrement le marché du neuf. En effet, il est possible d’acheter en VEFA (vente en état futur d'achèvement) en empruntant sur 25 ans avec un différé de 2 ans (27 ans au total). Or, si durant ces 2 ans de différé les taux augmentent fortement, et que la durée crédit ne peut être rallongée, certains ménages risquent de ne pas pouvoir payer leur crédit.

Les ménages qui souhaitent emprunter vont quant à eux devoir revoir leur budget à la baisse pour acheter un bien immobilier. 

Entre ces nouvelles règles du HCSF et la remontée des taux, le marché se prépare à une contraction de la demande qui va certainement avoir lieu dans les mois à venir. Les prix de l’immobilier pourraient alors redescendre.

La demande restera forte dans le neuf

Pour le moment, la demande est encore très forte dans le neuf et le déséquilibre entre offre et demande est toujours d’actualité. Les besoins sont énormes car quatre millions de Français sont encore mal logés et certains vivent dans des passoires thermiques. De plus, deux autres millions recherchent un logement social. 

En outre, les prévisions en matière de demande tablent sur deux millions de Français de plus dans les 20 prochaines années. Le besoin de logements reste donc très fort.

Ce phénomène est accentué par le faible nombre de permis de construire accordés. Cela limite la construction de logements neufs et l’offre reste très en deçà de la demande. Ils sont tout particulièrement difficiles à obtenir auprès des mairies écologistes. 

En effet, celles-ci souhaitent limiter au maximum l’artificialisation des sols et les émissions carbones. Une bonne initiative qui cependant entre en contradiction avec le besoin de logement des Français.

Un débat sur la ville de demain et l'aménagement du territoire serait nécessaire entre toutes les parties prenantes pour définir en concertation les grandes orientations pour l’avenir. 
 

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