Tout savoir sur la vente de partie commune en copropriété

Article
01/02/2024

La copropriété, un univers complexe et réglementé, est au cœur de la vie de nombreux résidents en milieu urbain. C'est dans ce contexte que le syndic de copropriété joue un rôle essentiel en assurant le bon fonctionnement de la vie commune des résidents.

Parmi les nombreuses questions que se posent les copropriétaires, celle de la vente d'une partie commune revient régulièrement. Pozzo Immobilier, syndic de copropriété en Normandie, offre des éclairages pertinents sur cette thématique. Dans cet article, nous aborderons la définition des parties communes, les raisons d'envisager une vente ou un achat, ainsi que les procédures à suivre pour concrétiser ces démarches.

Définition des parties communes

Lorsqu'on acquiert un logement en copropriété, généralement un appartement dans un immeuble, on devient de facto copropriétaire. Cette copropriété se divise entre des espaces privatifs, qui appartiennent individuellement aux copropriétaires, et des parties communes. Ces dernières, encadrées par l’article 3 de la loi du 10 juillet 1965, sont détaillées dans le règlement de la copropriété. Il s'agit d'espaces ou d'équipements à la disposition de tous, tels que :

  • Les escaliers,
  • Le hall d’entrée,
  • Les garages,
  • Les espaces verts.

Toutes les autres zones destinées à la jouissance collective des copropriétaires ou locataires de l'immeuble sont également considérées comme des parties communes.

Pourquoi acheter ou de vendre une partie commune ?

L'achat ou la vente d'une partie commune au sein d'une copropriété revêt divers avantages, tant pour le copropriétaire individuel que pour le syndicat de copropriété.

a) Avantages pour le copropriétaire

Acheter une partie commune, telle qu'une terrasse, des combles ou une cave, peut apporter une valeur ajoutée notable à son bien immobilier, tant en termes d'espace que de confort. Voici quelques avantages pour le copropriétaire :

  • Espace exclusif : Possibilité de jouir d'un espace privé supplémentaire.
  • Valorisation du bien : Augmentation potentielle de la valeur du logement, permettant de faire une plus grosse plus-value en cas de revente.
  • Influence accrue en assemblée : acheter une partie commune entraîne une augmentation des tantièmes, renforçant le pouvoir de vote du copropriétaire lors des assemblées générales.

b) Avantages pour le syndic

Pour le syndicat de copropriété, la vente d'une partie commune peut se révéler être une opportunité financière et de gestion. Voici quelques avantages clés :

  • Allègement des responsabilités : L'entretien et la maintenance de la partie vendue deviennent la responsabilité de l'acheteur.
  • Revenus supplémentaires : La vente génère des fonds qui peuvent être utilisés pour d'autres améliorations ou projets au sein de la copropriété, offrant une opportunité de valoriser d'autres espaces communs.
  • Simplification de la gestion : Moins d'espaces à gérer signifie une facilité administrative et logistique pour le syndic.
  • Satisfaction des copropriétaires : La vente peut répondre à une demande d'un copropriétaire, contribuant à une meilleure ambiance et satisfaction au sein de la copropriété.

Cependant, il est essentiel de faire attention. La vente d'une partie commune ne doit pas entraver l'entretien général de l'immeuble ni causer de nuisances pour les autres copropriétaires. Le bon fonctionnement de la copropriété et le respect des droits de tous doivent primer dans toute démarche de vente. En somme, acquérir ou vendre une partie commune peut être un processus mutuellement bénéfique, lorsqu’il est effectué de manière réfléchie et équitable.

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Le processus d'achat d'une partie commune :

Acheter une partie commune en copropriété nécessite de suivre des étapes bien précises, garantissant une transaction conforme à la loi et respectueuse des droits de tous les copropriétaires. Afin que tout se passe pour le mieux, voici les étapes à suivre :

1) Préparation du dossier et notification au syndic :

  • L'acquéreur potentiel doit élaborer un dossier détaillé, explicitant son intention d'achat, la portion souhaitée, les travaux envisagés, les conséquences pour les autres copropriétaires, et une proposition de prix.
  • La consultation d'un géomètre est nécessaire pour définir le nouveau lot de copropriété.
  • Le dossier complet est ensuite adressé au syndic par courrier recommandé.

2) Détermination du prix d'achat :

  • Le prix doit être justifié, reflétant la valeur réelle de la portion. Pour cela, une estimation par un professionnel (géomètre, notaire, ou agent immobilier) est souvent sollicitée.
  • Une vente à un prix symbolique, bien que possible, est déconseillée car elle peut entraîner des litiges.

3) Obtention de l'accord de la copropriété :

  • Le projet est soumis au vote lors d'une assemblée générale. Une double majorité est généralement requise pour l'approbation, c'est-à-dire la majorité des membres du syndicat et 2/3 des voix des copropriétaires.
  • Dans certains cas, une unanimité peut être exigée, notamment si la partie concerne un élément essentiel à la structure ou à la destination de l'immeuble.

4) Validation chez le notaire :

  • Après l'accord de l'assemblée, un délai de deux mois est observé pour d'éventuelles contestations.
  • Au terme de ce délai, la transaction doit être officiellement enregistrée chez un notaire. L'acheteur doit fournir plusieurs documents dont le procès-verbal de l'assemblée et un état descriptif à jour.
  • Les frais de notaire et ceux du géomètre sont à la charge de l'acheteur.

5) Modification du règlement de copropriété :

  • Suite à la vente, le règlement de copropriété doit être mis à jour pour refléter la nouvelle distribution des parties privatives et communes.

6) Répartition du prix de vente :

  • Une fois le prix de vente fixé et accepté, la somme est collectée et redistribuée entre les copropriétaires selon leurs tantièmes respectifs par le syndic.

Bien que le processus d'achat d'une partie commune puisse sembler complexe, il offre des avantages considérables pour l'acheteur. Toutefois, chaque étape doit être réalisée avec soin et rigueur pour éviter tout litige futur.

Refus de vente d'une partie commune

La décision d'acheter une partie commune de la copropriété nécessite souvent une majorité qualifiée, voire l'unanimité. Plusieurs raisons peuvent mener à un refus. Tout d'abord, le montant de l’offre peut être jugé insuffisant par les copropriétaires, estimant que le prix proposé ne correspond pas à la valeur réelle.

Ensuite, la vente envisagée pourrait, selon certains, compromettre la structure ou la finalité de l'immeuble. De plus, des préoccupations quant aux répercussions pour les autres résidents, telles que des nuisances ou la modification de certaines facilités, peuvent surgir. Enfin, des inquiétudes juridiques et administratives peuvent également entraver la vente.

Conclusion

La vente d'une partie commune en copropriété est parsemée de nuances et nécessite une attention particulière concernant les aspects juridiques et financiers. Choisir un syndic compétent, comme Pozzo Immobilier, est donc crucial pour vous guider à travers ces méandres.

Si vous êtes en Normandie et cherchez un partenaire fiable pour vous épauler dans vos démarches de copropriété, n'hésitez pas à nous contacter. Notre expertise locale, couplée à notre approche centrée sur le client, fait de Pozzo Immobilier le choix évident pour tous vos besoins en matière de syndic de copropriété. Votre tranquillité d'esprit en copropriété commence par le bon choix de syndic.

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