Le marché de l’immobilier caennais connaît une pénurie de biens à vendre

Il y a une pénurie de maisons et d'appartement à vendre à Caen

Le marché immobilier caennais connaît actuellement une situation inédite de pénurie de biens à vendre. Pour les biens les plus recherchés, on dénombre jusqu’à plus de dix acquéreurs potentiels. Les meilleurs biens partent rapidement et c’est pourquoi si vous avez un coup de cœur pour une maison à vendre à Caen, il vous faudra vous décider avant qu’elle ne vous passe sous le nez !

Comment le marché immobilier caennais a-t-il évolué pendant la crise sanitaire ?

Les prix de l’immobilier ont augmenté pendant l’année pour atteindre en moyenne 2 626 €/m². Et aujourd’hui, c’est surtout le manque de biens à vendre sur le marché qui augmente la tension sur les prix.

Actuellement, il y a en moyenne dix acquéreurs par offre concernant les biens les plus recherchés. Cette pénurie de biens immobiliers est totalement inédite pour la région et le stock de produits à vendre dans les agences immobilières a été divisé pratiquement par dix !

À Caen, l'offre a augmenté de seulement 3 % en un an tandis que dans le même temps la demande a progressé, quant à elle, de 69 %.

Le contexte économique délétère fait craindre aux Français la perte de leur épargne, ils investissent donc dans la pierre qu'ils considèrent, à juste titre, comme une valeur refuge. Les taux d’intérêt très bas qui ont été divisés par quatre en dix ans y sont également pour quelque chose.

Les acquéreurs recherchent majoritairement des maisons et sont obligés de s’éloigner de Caen dans la mesure où l’offre de biens à vendre est devenue quasiment inexistante dans la ville.

Ainsi, les logements moins chers situés dans la campagne caennaise commencent à se vendre. Ce phénomène n’est en réalité pas lié au télétravail, qui reste encore assez marginal dans la décision d’achat, mais plutôt au marché et à l’offre très faible dans la région.

Les logements de luxe du centre-ville qui dépassent les 500 000 € se vendent très vite, notamment lorsqu’ils disposent d’un ascenseur, d’un balcon ou d’une terrasse et d’une vue dégagée. De la même manière, les biens à moins de 200 000 € partent très vite, parfois en moins d’une heure. Et certains acquéreurs ne les visitent même pas, notamment les investisseurs qui achètent les yeux fermés les petites surfaces à moins de 100 000 €.

En effet, les investisseurs, qui viennent principalement du Calvados, de la Manche, de l’Orne et de Seine-Maritime, recherchent à Caen car c’est une ville étudiante à taille humaine, avec l’université en centre-ville.

Contrairement aux communes du littoral, il n’y a pas de ruée des Parisiens pour les résidences secondaires et ceux qui font le pas sont généralement d’anciens Caennais qui reviennent pour leur retraite.

Quelles sont les perspectives pour 2021 ?

La période est troublée par la crise sanitaire qui s’éternise et tout le monde est perturbé par cette situation incertaine qui rend délicate la réalisation d’un projet de vente comme d’achat. Certains clients se rétractent à cause des contretemps parfois très nombreux tandis que d’autres sont dans l’urgence.

De plus, les confinements successifs, même s’ils sont moins restrictifs que le premier, ont un impact sur les ventes et sur la trésorerie des professionnels du secteur qui connaîtront pour la plupart le contrecoup en 2021.

Sauf évolution imprévue de la situation économique et sanitaire, le marché devrait encore connaître un décalage important entre l’offre et la demande. Quant aux prix, ils devraient se stabiliser, compte tenu de la situation incertaine. Si les prix retombent légèrement, la baisse sera limitée à cause de la demande qui reste élevée et des taux d’intérêt très bas.

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