La demande immobilière a explosé en Normandie après le déconfinement

L'immobilier normand a été boosté par le premier déconfinement

Entre mars et septembre, la demande a fortement cru sur le marché immobilier normand. Une clientèle régionale mais aussi des parisiens et des Franciliens étaient à la recherche de biens, notamment de maisons anciennes avec terrain.

Une augmentation de la demande sans précédent

La forte demande enregistrée sur les mois précédents a eu un impact sur les prix. Certains biens se sont même vendus au-dessus des prix du marché et parfois jusqu’à 40 % plus cher lorsque le bien jouit d'un bon emplacement et d'un beau terrain.

Au lendemain du déconfinement, les ventes ont repris immédiatement et ont continué sans interruption tout l’été. Les maisons anciennes en bon état avec jardin et situées à la campagne se vendent généralement au-dessus des prix habituels du marché et parfois même sans visite, simplement sur l’emplacement.

Certains biens qui étaient en vente depuis des lustres sont même partis en quelques semaines au prix du mandat de vente et sans négociation.

Pour ce qui est du type de bien recherché, il en va pour tous les goûts. Que ce soit des biens proches des stations balnéaires de Granville, Barneville-Carteret, Jullouville ou des biens en campagne, toutes les régions normandes attirent les citadins.

Le télétravail, le nouveau moteur de l’immobilier décentralisé ?

Le télétravail a été une motivation importante pour beaucoup de familles parisiennes à l’orée du déconfinement mais le mouvement s’est un peu essoufflé depuis septembre.

Pour autant, il n’y a pas que les Parisiens qui quittent leur appartement pour acheter une maison en Normandie. Il y a également une clientèle régionale, notamment originaire de Rouen, ainsi que de nombreux clients étrangers du nord de l’Europe.

Même si les acquéreurs recherchent plutôt une maison ancienne avec jardin et peu de travaux, les terrains à bâtir et les pavillons en lotissement se sont également bien vendus.

La panacée reste pour beaucoup la résidence secondaire pour pouvoir y télétravailler une partie de la semaine et retourner au bureau parisien seulement un ou deux jours par semaine. 

Vers une pénurie de biens à vendre ?

La demande a crû de 40 % en juin et de 20 % pendant les mois de juillet et août, notamment pour des maisons avec jardin situées principalement dans les villes ou en périphérie des villes à moins de deux heures de Paris ou sur le littoral.

L’offre étant ce qu’elle est, cet accroissement de la demande a créé une tension sur le marché dont la conséquence a été une augmentation globale des prix mais qui restent encore pour autant raisonnables.

Toutefois, certaines zones commencent à faire face à une pénurie de biens à vendre, tant la demande dépasse l’offre.

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