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Immobilier à Caen : les acheteurs s’excentrent pour trouver moins cher !

 12 avril 2022
Trouver une maison à vendre à Caen
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Depuis quelque temps, il devient de plus en plus difficile d’acheter une maison à Caen à un prix abordable. À cause de la hausse des prix et de la rareté de l’offre, les acquéreurs sont obligés de s’éloigner du centre-ville et d’élargir leurs recherches à des quartiers plus éloignés, voire en banlieue.

Des prix élevés et des biens rares

À Caen, les futurs acheteurs sont contraints de s’excentrer à cause de la rareté des biens à vendre dans le centre-ville. Auparavant, on pouvait trouver relativement facilement une maison dans un rayon de 10 à 15 km du centre-ville. De nos jours, les clients sont obligés d’élargir leurs recherches dans un rayon d'au moins 20 à 25 km à cause du manque de biens disponibles.

Pour ce qui est des appartements, le problème est similaire car les prix s’envolent du fait de la pauvreté de l’offre. En effet, les agents immobiliers travaillent à flux tendu depuis plusieurs mois et le stock de mandat en un an a été divisé par deux. 

Les acheteurs n’ont alors guère d’autre choix que de s’écarter du centre-ville de Caen s’ils veulent réussir à trouver un bien qui leur plaît, et ce à un prix qui leur convient.

Certains quartiers de Caen retrouvent aujourd’hui une seconde jeunesse

Ce phénomène de pénurie s’est rapidement étendu à la première couronne de l’agglomération. Et aujourd’hui, quinze nouveaux acheteurs surgissent en deux jours dès qu’une maison se retrouve en vente dans un rayon de 10 km autour du centre-ville Caen. Du jamais vu.

Les acheteurs s’intéressent alors aux quartiers autour du centre, voir à la périphérie de Caen. C’est ainsi que certains quartiers autrefois mal-aimés attirent aujourd’hui les futurs acquéreurs. Cela fait le bonheur des propriétaires de biens dans ces zones, qu’ils cherchent à vendre ou à louer.

Cette situation peut être positive car elle va redonner une seconde jeunesse à ces quartiers, lesquels vont attirer de plus en plus d’habitants dans les années à venir. En effet, l’arrivée de nouveaux habitants va générer des opportunités pour ouvrir plus de commerces de proximité et rénover certains quartiers vieillissants.

Avec l’avènement du télétravail, ce phénomène pourrait bien se renforcer. En effet, si les travailleurs ne sont plus obligés de se rendre au centre tous les jours pour y travailler, alors pourquoi ne pas aller vivre plus loin dans un logement plus grand et plus agréable ?

Il faut noter que des quartiers tels que le Chemin-Vert ou la Pierre-Heuzé sont encore évités tant que faire se peut par les acheteurs. Mais d’autres comme la Maladrerie ou la Grâce-de-Dieu connaissent aujourd’hui un regain d’attraction de la part des acquéreurs.

Sur la rive droite de l’Orne, la rue d’Auge qui était auparavant boudée par les acheteurs et même par les locataires attire de plus en plus d’investisseurs et d’acheteurs intéressés par ce quartier en pleine mutation. Contrairement au quartier des Fleurs de la rive droite, très prisé et paisible, et au centre-ville, le prix des biens y reste encore très abordable.

Il reste maintenant à voir si nous allons connaître un véritable exode vers la périphérie de Caen ou si ce mouvement va s’estomper. Cependant, il semble fort probable que la tendance se confirme à moins que l’on trouve un moyen de compenser le manque de logements disponibles en centre-ville par la construction de nouveaux immeubles.
 

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