Changement de stratégie : les banques durcissent les conditions d'obtention de prêts

les banques durcissent les conditions d'obtention de prêt

Depuis le début de l’année, les banques sont devenues plus exigeantes en matière de prêts immobiliers et ont durci leurs conditions d’obtention. Votre expert immobilier à Caen pourra vous conseiller efficacement pour ré-ussir le financement de votre achat immobilier.

La nouvelle politique des banques pour 2020

Bien qu’ayant connu une légère hausse en ce début d’année, les taux des emprunts immobiliers restent encore très compétitifs et bien en dessous de 2 %. On aurait pu penser que tout allait continuer comme en 2019, qui a été une année record en termes de nombre de transactions immobilières et de nombre de prêts accordés aux particuliers.

C’est justement cela qui a alerté l’État, qui s’inquiète du risque de surendettement des Français. L’ombre des subprimes de 2007 plane encore au-dessus de nos têtes comme un couvercle prêt à se refermer sur la corne d’abondance bancaire.

L’effet de ce durcissement s’est fait sentir au début de l’année :
• le montant de l’apport a grimpé d’environ 11% sur les deux premiers mois de l’année alors qu’il avait
reculé de plus de 5% en 2019 sur la même période (source : Crédit Logement/CSA),
• le nombre de prêts accordés a chuté de 13% en février.

 

Comment expliquer ce durcissement avec des taux bas et une demande élevée fin 2019 ?

Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a émis une recommandation à l’usage des banques fin 2019, in-quiet face à l’augmentation du nombre de dossiers et de la durée moyenne des prêts et au niveau d’endettement des ménages qui dépasse 5 années de revenus.

Dans cette recommandation, le HCSF a demandé aux banques d’améliorer leur couverture, notamment de leurs coûts et de leurs risques, en étant plus strictes sur les conditions d’obtention des prêts. Il a rappelé la règle des 33 % maximum d’endettement et demandé de limiter les prêts dont la durée est égale ou supérieure à 25 ans.

Cela se traduit par une légère augmentation du taux d’intérêts en ce début d’année mais également par une baisse du nombre de crédits accordés et ce, malgré la forte tension concurrentielle du secteur bancaire.

L'observatoire du Crédit logement/CSA, dans sa dernière étude mensuelle, a indiqué que le nombre de crédits immobiliers d’une durée de 25 ans ou plus a diminué en février pour représenter 1% du volume des prêts ac-cordés, à comparer aux 1,7 % de 2018 et 2019.

En revanche, les nombres de prêts immobiliers dont la durée est comprise entre 20 et 25 ans a augmenté pour passer de 47,5% en 2019 à 48,2% en février 2020.

Il semble que les banques, tout en respectant la demande du HCSF mais face à la pression concurrentielle, ont décidé de palier le manque à gagner lié à la limitation de la durée des pertes par une augmentation du nombre d’emprunts accordés sur une durée juste inférieure. Mais a priori, cela ne semble pas suffisant pour endiguer le retrait du nombre de dossiers accordés.

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