Le tribunal administratif de Caen rejette le recours contre l’abattage d’arbres du projet République

recours contre l’abattage d’arbres du projet République

À Caen, le projet République, qui prévoit la construction de deux grandes halles gourmandes et commerciales à la place d’un parking, est retardé par plusieurs recours. Si vous venez de louer un appartement à Caen, voici quelques informations pour vous éclairer sur la situation.

Le projet République en quelques mots

Afin de dynamiser le centre-ville de Caen, les élus de la municipalité ont décidé d’aménager la place de la République et ses abords afin que cela devienne un lieu de vie privilégié pour les Caennais. En septembre 2016, le projet de l’équipe Secoprom, avec les architectes Jean-Paul Viguier (Paris), et l'agence Bienvenu (Caen) est retenu pour aménager le secteur de l'ancien parking aérien.

Ce chantier, qui a pour objectif de faire de cet endroit une place à vivre, c’est-à-dire avec des jeux pour les enfants, des espaces pour accueillir des animations, des bancs pour se reposer et lire, a nécessité 14 mois de travaux et a été inauguré en novembre 2019.

La deuxième phase de travaux concerne la construction d’une halle gourmande, d’un espace de co-working, d’un rooftop et d’un forum. Alors que la livraison est prévue pour 2021, l’opposition et plusieurs citoyens ont fait part de leurs inquiétudes quant aux conséquences environnementales de ce projet (abattage d’arbres et impact sur les eaux en sous-sol).

Le tribunal rejette le recours d’un collectif visant l’abattage de 49 arbres

Si l’abattage de 49 tilleuls pour les besoins de fouilles archéologiques du projet République a été autorisé par le préfet le 19 janvier 2018, plusieurs recours de collectifs tentent d’annuler cette décision. En octobre, une décision du tribunal administratif de Caen a toutefois rejeté les différents moyens évoqués dans le recours.

L’argument du recours stipulant que la Ville de Caen n’était pas l’aménageur puisque celle-ci avait vendu la parcelle aux sociétés Secoprom et Toscaleo n’a pas été retenu. Selon le tribunal, « cette vente, ayant été réalisée après, est sans incidence sur le fait que la Ville est bien l’aménageur et que c’est bien à elle de faire les fouilles. »

Les revendications environnementales n’ont également pas été retenues, le tribunal estimant que leur disparition est en « nombre restreint », et que la Ville s’est engagée à « replanter chaque arbre enlevé ». Rappelant l’intérêt patrimonial des fouilles, le juge a enfin indiqué qu’il ne voyait pas « en quoi les services de l’État auraient été conduits à favoriser le dessein imputé à la commune ».

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