Le prêt à taux zéro : quel avenir ?

quel avenir pour le PTZ?

Absent du projet de loi de finances 2020, présenté fin septembre en Conseil des ministres, l’avenir du prêt à taux zéro (PTZ) neuf dans les zones détenues (B2 et C) demeure incertain. Pour profiter au maximum des avantages du dispositif d’aide, n’attendez pas et concrétisez votre projet d’achat dans un programme immobilier neuf à Caen ou ailleurs en Normandie avant fin décembre 2019.

L’essentiel du PTZ en 2019

Dispositif réglementé par l’État, le prêt à taux zéro (PTZ) permet de financer une partie d’un projet d’achat immobilier, et ce, sans avoir d’intérêts à rembourser.  À savoir que ce prêt ne peut en aucun cas financer l’intégralité de l’investissement.

Ce prêt devra donc être complété par un prêt immobilier classique souscrit auprès d’un établissement bancaire. Attribué sous conditions de ressources, le PTZ peut être remboursé sur 20 à 25 ans, et le montant maximal attribué dépend de la localisation du bien.

Jusqu’au 31 décembre 2019, tout acheteur peut bénéficier du PTZ pour un bien neuf situé dans les zones A, A bis, B1, B2 et C. Pour un bien immobilier ancien avec travaux, le zonage est réduit : seules les zones B2 et C (communes de 50.000 à 250.000 habitants) sont éligibles au PTZ.

2020 : ce qui va changer pour le PTZ ?

Initialement, le PTZ devait s’éteindre dans les zones détendues, à savoir B2 et C, pour l’achat d’un bien neuf, et ce, au 31 décembre 2019. Ainsi, à compter du 1er janvier 2020, seules les zones A, A bis et B1 (principalement Paris et les grandes agglomérations) devaient être  éligibles au dispositif du PTZ dans le cadre d’un achat neuf.

Cependant, l’évolution du PTZ et la modification du zonage n’ont pas été inscrites dans le projet de loi de finances de 2020. Si le gouvernement estime que la suppression du PTZ dans les zones B2 et C permettra de faire une économie budgétaire de 31,2 millions d’euros, les Constructeurs, Promoteurs et Aménageurs de la Fédération Française du Bâtiment (LCA-FFB) pensent plutôt que cette réforme contraindra 12.000 ménages français à renoncer à un projet d’acquisition.

De plus, la LCA-FFB note que 19.000 emplois directs seraient menacés et que l’État serait privé de 400 millions d’euros de recettes fiscales.

Dernièrement, le gouvernement s’est dit ouvert à « de nouvelles pistes » pour l’évolution du PTZ neuf, et souhaite « prendre le temps de la réflexion » avant toute annonce.

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