En 2020, l'Ile-de-France a perdu son statut de leader en termes d’immobilier au profit de la province

La vente d'appartement en Normandie s'est bien portée malgré la crise

Même si l'année a été durement touchée par la crise sanitaire, le marché immobilier est resté quant à lui particulièrement dynamique si l’on en croit le bilan publié par les notaires pour l'année 2020. En effet, nous avons constaté que les ventes d’appartements en Normandie se sont particulièrement bien portées malgré le contexte économique.

Une année que l’on veut s’empresser d’oublier mais pourtant…

Les notaires le constatent dans leur bilan annuel, le marché de l’immobilier a bien résisté dans une année en pleine tourmente. Les chiffres du dernier trimestre ont confirmé la résilience du marché que les notaires avaient soulignée dès le mois de décembre 2020.

Le nombre de ventes a même légèrement augmenté à partir de septembre 2020 pour s’établir au 31 décembre à 1 024 000 transactions, soit une baisse de 4 % par rapport à l’année précédente. Cette contre-performance est relative puisque l’année 2019 avait été exceptionnelle. Il est donc difficile de comparer l’exceptionnelle année 2019 avec la période de quasi-interruption du marché pendant le premier confinement de 2020.

L'Île-de-France perd son statut de leader du marché immobilier

Si globalement le marché immobilier s’est maintenu en 2020, les notaires constatent un changement de paradigme et pas des moindres : ce n'est plus l'Ile-de-France qui tire le marché de l’immobilier vers le haut mais bien la province. En effet, le nombre de transactions dans l’ancien a diminué de 12% en région parisienne.

En revanche, les prix ont continué à grimper en Île-de-France et ont connu une hausse de 6,4 % entre le quatrième trimestre 2019 et le quatrième trimestre 2020. Pour autant, il existe des disparités en matière de prix dans la région.

À Paris, les prix se sont stabilisés dès le troisième trimestre 2020 et semblent même s’orienter à la baisse au vu des prix des appartements anciens indiqués dans les avant-contrats.

Dans Paris intra-muros, il semble que l’on passe de 10 850 € le m² en novembre 2020 à 10 600 € le m² en avril 2021. Cette baisse pourrait toucher la petite et la grande couronne dans les prochains mois.

La province tire les prix vers le haut

En province, les prix sont à la hausse et pratiquement tous les départements connaissent une hausse des prix médians tant pour les appartements que pour les maisons. Les prix ont bondi dans certaines agglomérations au quatrième trimestre 2020 après avoir connu de légères baisses au troisième trimestre.

En effet, la hausse des prix a marqué un ralentissement, ce qui était attendu après une telle hausse en 2020. Comme en attestent les prix constatés dans les promesses de vente, les prix des appartements font état d’une hausse de 6,3% au quatrième trimestre 2020 contre 3,2 % à fin mai 2021. Le prix des maisons reste en forte hausse avec une augmentation annuelle de 6,3 % à fin mai 2021 contre 6,5 % au quatrième trimestre 2020.

L’ensemble du territoire n’est pas homogène mais l’immobilier reste en hausse malgré la situation économique. L’envie de changer d’air, les faibles taux d’intérêt ainsi que l’envie d’investir dans la pierre, semblent être les principaux facteurs qui ont poussé le marché immobilier vers le haut.

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